L’élection à l’Assemblée de Corse des 14 et 21 mars 2010 est un rendez-vous décisif pour la Corse. Vous le savez, dans bien des domaines, la situation
de notre île est inquiétante : chômage de masse, précarité importante, mal-être de la jeunesse, spéculation foncière et immobilière, abandon de l’intérieur, atteintes à l’envi- ronnement, perte de nos repères culturels, déficit de démocratie...
Ce constat négatif signe, de façon générale, la faillite d’un système et l’échec de la classe politique traditionnelle, droite et gauche confondues, qui ont été alternativement au pouvoir depuis des décennies.
Il résume aussi l’échec de la majorité territoriale sortante, portée par Camille de Rocca Serra et Ange Santini. Leur bilan, après 6 ans de mandature et alors même qu’ils étaient soutenus par la majorité parlementaire et présidentielle, est accablant : l’endettement de la CTC est passé de 50 à 350 millions d’euros, le PEI a été détourné de son objectif initial de remise à niveau des infrastructures et nous étrangle financièrement, les routes sont inachevées, l’agriculture est moribonde, le GALSI s’est fait sans la Corse, le projet de PADDUC défendu par la majorité sortante était calamiteux et a été piteusement retiré du débat à l’Assemblée de Corse, notre île est la région où les prix sont les plus élevés et les salaires les plus bas... Il faut mettre un terme à cette spirale de l’échec. Il faut sanctionner ceux qui, investis d’un pouvoir sans partage depuis des années, n’ont pas su ni voulu défendre les in- térêts de la Corse, et s’en remettent en permanence à Paris pour distribuer les places sur les listes ou prendre les décisions.
Le temps du changement est venu. Ce changement ne peut pas venir des forces politiques traditionnelles, de droite comme de gauche: elles ont déjà été en situation d’exercer les responsabilités, et ont toujours échoué. C’est pourquoi ces elections territoriales doivent enfin permettre un renouvellement profond des pratiques, des idées, des femmes et des hommes qui les portent et les défendent. Pour cela, nous vous proposons une démarche claire, démocratique, qui vise à rassembler, bien au-delà de notre famille politique, toutes celles et ceux qui se battent au quotidien pour construire la Corse. La liste « Femu a Corsica » est le reflet de cette philosophie d’ouverture et de cette volonté de renouvellement et de construction. La mandature à venir sera courte : 4 ans. De grands chantiers nous attendent : développement équilibré de notre économie, maîtrise de nos secteurs stratégiques (eau, transports, énergie), lutte contre la spéculation foncière, développement de l’intérieur, pré- servation de nos richesses environnementales, accès de tous au logement et à des salaires décents, formation, mobilisation de la diaspora, langue et culture, etc. Dans tous ces domaines, le travail est immense. C’est pourquoi nous avons défini des projets précis, prévu leur financement, déterminé un calendrier de mise en œuvre des décisions et d’évaluation de leurs résultats. Ce court terme prépare également le moyen et le long terme, et donc les contours de la Corse que nous voulons construire à 15 ou 20 ans: une Corse développée et solidaire, riche de sa langue et de sa culture vivantes, de son patrimoine naturel; l’île d’un peuple reconnu dans ses droits ; une île ouverte sur l’Europe et la Méditerranée, maîtresse de ses choix essentiels.
Donnez-nous la possibilité de faire nos preuves. Donnez-nous la possibilité de faire que nos idées, désormais partagées par une très grande majorité de Corses, de- viennent dès demain des réalisations concrètes. Nous voulons travailler au service de la Corse. Nous voulons le faire en faisant vivre la démocratie, en associant en permanence à la prise de décision tous les acteurs de terrain des secteurs concernés, en faisant renaître la confiance des Corses en la politique. Nous voulons contribuer, dans le dialogue et la concerta- tion, à la définition et à la mise en œuvre d’une solution politique associant l’ensemble des forces vives, et permettant le règlement progressif et définitif de la question corse, en intégrant naturellement la question des prisonniers politiques conformément aux délibérations unanimes de l’Assemblée de Corse. Le changement et la victoire sont à portée de main, à portée de bulletin. Rejoignez-nous ! Soutenez-nous ! En votant et en faisant voter pour la liste «Femu a Corsica », vous choisirez d’engager résolument la Corse sur le chemin du renouveau, de l’espoir et de la paix.
Gilles Simeoni - Jean-Christophe Angelini
Vutate è fate vutà a lista «femu a Corsica»
Votez et faites voter la liste «Femu a Corsica»